L'a b c de la biomasse

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 

A

Les matières premières fossiles sont des ressources (lignite, houille, tourbe, gaz naturel et pétrole, etc.) qui se sont formées au cours des millénaires dans des conditions définies. Dans ce cadre, les plantes mortes et les cadavres d'animaux sont transformés en pétrole ou gaz naturel, ce processus ayant lieu sur une longue période et à une certaine pression. Le pétrole et le gaz naturel continuent d'être des sources d'énergie importantes pour l'homme et ne seront que difficiles à remplacer à l'avenir.

L’air, et plus exactement l’oxygène contenu dans l’air, est nécessaire à toute combustion.

B

Lors du processus de combustion de bois, la quantité de dioxyde de carbone rejetée dans l’atmosphère sera celle qui aura été absorbée auparavant par la plante.

La biomasse se présente sous forme solide, liquide ou gazeuse. Elle est utilisée soit comme source d’énergie (production de chaleur, de froid ou d’électricité), soit pour la fabrication de combustibles (biodiesel, huiles végétales).

La biomasse solide comprend la biomasse bois — par exemple les restes de bois forestiers se présentant sous forme de bûches ou de plaquettes (bois déchiqueté), le bois provenant des produits connexes de scieries, les granulés de bois, les bois d’écorces, les bois en fin de vie (bois de rebut) traités ou non traités, les bois de plantes à croissance rapide. Mais la biomasse solide, ce sont aussi les plantes à tige utilisées comme combustible telles que la paille, les plantes céréalières, le roseau de Chine et les plantes énergétiques.

La biomasse liquide correspond aux huiles (huile de colza, huile de tournesol, etc.) qui sont traitées pour être par exemple utilisées comme carburants (biodiesel, etc.).

La biomasse gazeuse est désignée par le terme biogaz ; c’est le produit de la fermentation de matières organiques solides ou liquides (maïs, lisier, etc.). Les biogaz sont transformés en énergie utile après combustion dans un moteur.

Le bois en bûches est destiné à être utilisé dans les installations de chauffage à alimentation manuelle. Il provient en général directement de la forêt. Une fois coupé, le bois a une teneur en eau comprise environ entre 45 et 60 % de son poids total. Avant de pouvoir être utilisé comme combustible, il doit donc être entreposé et séché pendant un à deux ans afin d'arriver à une teneur en eau comprise entre 20 et 25 %.

Proviennent de pièces de bois — avec ou sans écorce — découpées à la machine et d’une longueur maximum d'environ 100 mm.

C

Le caractère écologique se caractérise par une répercussion soit minime soit nulle sur l'environnement. A l'inverse des agents énergétiques fossiles, tels que le fioul ou le gaz, le bois et les granulés sont très écologiques, étant donné que le bois a déjà transformé une certaine partie du CO2 émis lors d la combustion. Toutefois, même les agents énergétiques naturels n'ont pas un bilan neutre du point de vue des rejets de CO2, étant donné qu'ils sont transportés sur de longs trajets.

Résidus solides provenant de la combustion de combustibles solides.

Les cendres de grille sont les cendres produites dans la zone de combustion de la chaudière. Les cendres de grille contiennent des résidus de combustion solides ainsi que des impuretés minérales contenues dans le combustible (sable, terre ou cailloux, etc.).

Les cendres volantes sont les cendres produites à l’intérieur d’une chaudière, au niveau des zones de tirage et de l’échangeur thermique.

Les céramiques à l’yttrium sont utilisées notamment dans la fabrication des sondes lambda. Une sonde lambda est un capteur chimique qui mesure par exemple la concentration d'oxygène dans les gaz brûlés (par exemple dans les chaudières ou dans les véhicules à moteur). Elles envoient un signal électrique qui permet à la commande électronique raccordée de régler l’alimentation en air, afin d’assurer que la combustion s’effectue dans les meilleures conditions.

Les chaudières (ou équipements de chauffe) sont des équipements permettant de produire de la chaleur utile pour le chauffage de pièces et locaux, pour le chauffage de l’eau sanitaire ou pour le chauffage industriel. La chaleur est le résultat de la combustion de combustibles solides, liquides ou gazeux.

Dans une chaudière à foyer volcan, le combustible est amené par le bas dans un creuset au moyen d’une vis d’alimentation et poussé vers le haut. Une partie de l'air de combustion alimente le creuset sous forme d'air primaire. Arrivé dans ce creuset, le combustible est séché, il subit une décomposition par pyrolyse et il se gazéifie. La phase finale de combustion des gaz se déroule dans la chambre de postcombustion par alimentation en air secondaire.

Un chauffage central a pour fonction d’approvisionner des pièces ou des bâtiments en chaleur à partir d'une installation de chauffage (chaufferie). Le transfert thermique s'effectue au moyen d’un fluide caloporteur (en l’occurrence de l’eau) qui circule dans des tuyaux, afin d’être acheminé jusqu’aux radiateurs, aux systèmes de chauffage par le sol ou aux parois chauffantes qui diffusent la chaleur. 

Un chauffage de proximité approvisionne des bâtiments en chaleur (chauffage et eau chaude sanitaire) à partir d’une chaufferie. Contrairement au chauffage urbain classique, l’approvisionnement thermique se fait sur des distances relativement courtes. 

Le principe de la cogénération consiste à produire, à partir d'agents énergétiques combustibles, deux énergies secondaires utilisables (une énergie thermique et une énergie électrique).

Il s’agit de combustibles dont la composition ainsi que les qualités chimiques et physiques répondent aux exigences de normes données (exemple : ÖNORM M 7135 ou DIN Plus pour les granulés de bois ; ÖNORM M 7133 pour les plaquettes).

Dans le processus de combustion, l’énergie chimique emmagasinée dans les éléments organiques du combustible (éléments combustibles) sont transformés en chaleur par oxydation avec l'oxygène. Les éléments anorganiques contenus dans le combustible (éléments non combustibles) constituent les résidus de la combustion et ils se déposent sous forme de cendres.

On parle de combustion complète en présence d'oxygène suffisant et de températures de combustion élevées. Dans ce cadre, on parle aussi de combustion avec flamme ou de combustion incandescente. Une combustion complète est également reconnaissable aux gaz de combustion produits que sont le dioxyde de carbone et la vapeur d'eau.

Dans le cadre de la combustion primaire, le combustible brûle en dégageant des gaz combustibles. Ces gaz combustibles peuvent être utilisés par la combustion secondaire.

Lors de la combustion secondaire, le dioxyde de carbone contenu dans les fumées est également brûlé, en mélangeant de l'air secondaire aux fumées. On parle également d'une combustion complète. Ceci se produit grâce à la présence de conditions optimales dans la chambre de combustion.

E

Un échangeur de chaleur – également appelé échangeur thermique – permet de transférer de l’énergie thermique d’un fluide vers un autre. Dans le cas d’une chaudière (à la biomasse), l’échangeur thermique permet d’utiliser la chaleur des fumées en la transférant vers l’eau de chauffage. 

Au cours des cent dernières années, l’activité humaine a provoqué une augmentation dans l’atmosphère terrestre de la concentration des gaz à effets de serre (+20 % pour le CO2, +90 % pour le méthane). Cette augmentation entraîne une élévation de la température globale moyenne de notre planète. 

Depuis toujours, les gaz à effet de serre tels que la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane provoquent un effet de serre qui a une influence déterminante sur notre climat. Les gaz à effet de serre laissent passer le rayonnement solaire à ondes courtes, mais absorbent dans le même temps le rayonnement thermique à ondes longues qui est renvoyé dans l’atmosphère par la surface terrestre. Si cet effet de serre naturel n’existait pas, la température moyenne à la surface de la Terre serait de -18 °C au lieu de +15 °C actuellement. 

On appelle « empreinte écologique », la surface nécessaire à chaque être humain pour maintenir durablement son standing de vie actuel. Dans le cadre d'un style de vie modeste, la surface nécessaire est logiquement moins importante que lorsque le style de vie est plutôt dépensier.

Agents énergétiques et formes d'énergie sans cesse renouvelés naturellement.

Une énergie renouvelable provient d’agents énergétiques sans cesse renouvelés (le vent, le soleil, l’eau, la biomasse et la géothermie).

Ce certificat établit de nouveaux critères en matière de sécurité sur le marché européen des granulés et assure une meilleure transparence. ENplus fait plus que normaliser purement un produit, elle englobe l'intégralité du processus de fabrication ainsi que la chaîne de livraison complète dans son système de certification.

G

Les granulés de bois sont fabriqués à partir de copeaux de bois naturel et non traités provenant de l’industrie de transformation du bois. Un procédé de fabrication permet de les compacter à haute pression pour obtenir des granulés relativement durs. Les granulés de bois sont normés et répondent, du point de vue de la qualité, aux normes ÖNORM M7135 ou DIN Plus.

Les granulés de bois pour installations de chauffage de petites tailles sont composés de restes compactés de produits connexes de scieries, tels que copeaux et sciure. Un kilogramme de granulés possède un pouvoir calorifique net d’environ 5 kWh, ce qui correspond à environ un demi litre de fioul. Parallèlement aux granulés normés (conformément à ÖNORM M7135 ou à DIN plus), il y a également ce que l’on appelle les granulés de bois industriels. Compte tenu de leur utilisation dans de grosses installations de chauffage équipées de systèmes d’alimentation appropriés, la production de ce type de combustible n’est pas soumise aux normes très strictes qui s’appliquent à la production des granulés destinés aux chaudières à granulés habituelles. Les coûts de production sont donc moindres. Les granulés industriels peuvent également être employés pour les chaudières à plaquettes. Comparés aux granulés destinés aux petites installations de chauffage, les granulés industriels ont un diamètre supérieur (de 10 à 12 mm) et ils ne sont pas compactés aussi fortement. Les granulés industriels sont réservés à des applications industrielles. Le consommateur (utilisateur final) n’a pas la possibilité d’acheter ce type de granulés et les revendeurs de combustibles de chauffage ne disposent pas de granulés industriels.

L

La lignine est un haut polymère, une substance végétale aromatique que l’on trouve entre les parois des membranes cellulaires de certaines plantes, et qui provoque la transformation de ces membranes en bois (lignification). On obtient ainsi un matériau composé, le bois, qui est fait de lignine (résistante à la pression) et de cellulose (résistante à la traction).

M

Les matières premières renouvelables sont des produits agricoles et sylvicoles destinés à une utilisation autre que l’alimentation, par exemple à la production d’énergie.

Unité de mesure correspondant à un mètre cube de bois déversé (par ex. déchets de bois).

Cette graminée pluriannuelle originaire de l'Est de l'Asie a une grande productivité et peut atteindre jusqu'à 4 mètres de haut. Graminée pluriannuelle thermophile d’origine est-asiatique, cette plante peut atteindre jusqu’à 4 mètres de haut et elle se caractérise par sa grande productivité. En raison de son fort pouvoir calorifique et de son bilan CO2 particulièrement favorable, le miscanthus est de plus en plus employé comme combustible pour les installations de chauffage à la biomasse.

O

Cette norme se charge de l'assurance qualité du transport et de la politique en matière de logistique de stockage des granulés de bois.

 

Réaction chimique au cours de laquelle des molécules se combinent à des atomes d’oxygène. Elles se transforment alors en d’autres molécules tout en libérant de l’énergie (par exemple de la chaleur). Toute combustion est une oxydation.

 

 

P

Plantes à partir desquelles il est possible de produire soit de l’énergie (chaleur, froid ou électricité), soit des carburants (biodiesel, etc.), en leur faisant subir un processus de transformation (fermentation, extraction d’huile ou combustion, etc.). Parmi les plantes énergétiques, on trouve par exemple les plantes oléagineuses (colza, tournesol), les plantes facilement fermentables (maïs, etc.) et les plantes à croissance rapide (saule, roseau de Chine, etc.).

Les plaquettes forestières sont du bois déchiqueté provenant directement de la forêt. La teneur en eau des plaquettes forestières fraîches est comprise entre 40 et 60 % du poids du bois vert. Le processus de transformation des plaquettes comprend cependant une phase de séchage naturel qui permet de réduire l’humidité naturelle. On obtient alors une teneur en eau comprise entre 25 et 35 % du poids du bois vert. La qualité des plaquettes est normée et doit répondre à ÖNORM M7133.

Le terme de plaquettes industrielles désigne tout type de bois déchiqueté à l’exception des plaquettes forestières et des plaquettes provenant de bois en fin de vie (bois de rebut). Il s’agit de produits connexes et de rebut de l’industrie de transformation du bois. Ceux-ci peuvent être non traités ou traités (contenant souvent colles, imprégnation et peintures.).

La photosynthèse est la production de substances riches en énergie à partir de substances moins riches, grâce à l'énergie apportée par le rayonnement solaire. La photosynthèse se déroule chez les plantes, les algues et certain groupes de bactéries. Ce processus biochimique permet de transformer l'énergie lumineuse du soleil en énergie chimique à l'aide de colorants. Celle-ci lie, entre autres, le gaz carbonique.

Une poussière fine est une poussière dont la taille est comprise entre 1 et 10 10 μm. Lorsque de l'air au repos se met en mouvement, la poussière fine n'obéit pas à la loi de la pesanteur. Elle ne se dépose que plus ou moins lentement.

Le pouvoir calorifique brut (ou pouvoir calorifique supérieur) correspond à la quantité maximum de chaleur utile produite lors de la combustion à laquelle on ajoute l’énergie que la vapeur d’eau contenue dans les fumées restitue à son environnement en se condensant. Calculé par rapport à la quantité de combustible utilisé. (Voir également « pouvoir calorifique net »)

 

Le pouvoir calorifique net correspond à la quantité maximum de chaleur produite lors de la combustion, sans tenir compte de l’énergie consacrée à la vaporisation de l’eau. Calculé par rapport à la quantité de combustible utilisé.

 

R

Pour garantir une combustion complète du combustible, il faut approvisionner le combustible avec davantage d’air que cela n’est théoriquement nécessaire. De cette manière, on assure que tous les éléments combustibles disposent de suffisamment d’oxygène pour en permettre la combustion. L'excès d'air correspond à la différence entre la quantité d'air effective et la quantité d'air théorique.

 

Pour obtenir une bonne qualité de combustion et un faible taux d’émissions polluantes, il est important de respecter la règle des trois T : « température, temps et turbulence ». En d’autres termes, il faut premièrement que la température de combustion soit suffisamment élevée, deuxièmement que le temps de passage des gaz de combustion dans la zone chaude soit suffisamment long et troisièmement assurer une bonne turbulence de ces gaz de combustion, afin qu’ils se mélangent bien avec l’oxygène (l’oxygène devant être présent en quantité suffisante).

 

Le rendement d'une installation technique mesure le rapport de l'utilité retirée par rapport aux ressources utilisées ou aussi le rapport entre l'énergie utile (par. ex. chaleur, etc.) et l'énergie utilisée (par ex. le pouvoir calorifique brut). Le rendement est donc surtout un critère de qualité d'un processus.

 

 

Correspond au rapport entre l’énergie utilisable pour l’installation de chauffage (et éventuellement le chauffage de l’eau sanitaire) et la quantité d’énergie finale utilisée. Contrairement au rendement de la chaudière, le rendement d’utilisation annuel tient compte des éventuelles variations en termes de conditions de fonctionnement, celles-ci se caractérisant par différentes pertes au cours de l'année. Alors que le rendement de la chaudière ne tient compte que des pertes de la chaudière, le rendement d’utilisation de l’ensemble de l’installation de chauffage comprend en plus les pertes liées à la diffusion de la chaleur.

 

La richesse du mélange lambda indique le rapport entre l'alimentation en air effective et l'air théoriquement requis pour une combustion. La richesse du mélange requise dépend du type de chaudière. Par ex. : Biomasse : 1,5-1,8 Fioul : 1,1 -1,3

 

 

S

Désigne un appareil destiné à séparer les particules solides ou liquides contenues dans les gaz (nettoyage de gaz de fumées par exemple). On imprime aux gaz (ou aux fumées) un mouvement circulaire. Les particules qu’ils contiennent subissent alors une force centrifuge qui les rejette vers l’extérieur. Le flux de gaz étant lui aspiré vers l’intérieur, cela permet de séparer les particules qui sont ensuite évacuées. 

La sonde lambda est un capteur mesurant la teneur en oxygène résiduelle correspondante dans des fumées de combustion. La sonde lambda constitue le capteur principal de la régulation lambda. Une sonde lambda est utilisée pour les chaudières à granulés, à plaquettes et à bois, mais aussi avec les moteurs à essence, diésel et au gaz.

 

 

Dans ce type de système de combustion, le combustible est amené sur une grille tournante soit par le bas (foyer volcan), soit par le côté (alimentation). Cette technique permet d’obtenir un lit de combustible particulièrement stable, d’où des conditions optimales pour le processus de gazéification. La combustion complète des fumées a généralement lieu dans une chambre de postcombustion placée en aval dans l’ensemble du processus. Une fois la combustion entièrement achevée, les cendres tombent de la grille tournante et sont évacuées de la chambre de combustion au moyen du dispositif de décendrage.

 

T

Il désigne la quantité de substances dangereuses dégagée dans l'atmosphère. Le processus de combustion est à l'origine de substances dangereuses pour l'environnement (oxyde d'azote et monoxyde de carbone, etc.). Chaque combustible dégage une quantité différente de substances dangereuses. Cette quantité de substances dangereuses est exprimée en CO2 par kWh.

 

 

Pour la plupart des chaudières, les fumées doivent atteindre une certaine température, afin d'éviter une éventuelle condensation et pouvoir être transportées vers l'extérieur sans ventilateur. A l'inverse des chaudières à condensation, pour les chaudières classiques, la température de fumées doit être supérieure (>120°C), afin d'éviter la condensation et donc l'encrassement de la cheminée.

 

 

La teneur en cendres indique la quantité de résidu de combustion. Celle-ci est obtenue lors de la combustion du combustible, tel que des granulés, dans des conditions définies. La teneur en cendres est indiquée en pourcentage du poids de la substance sèche. Lors d'une combustion complète de granulés, la teneur en cendres est comprise entre 0,5 et 1,5 %.